NOUVELLE VAGUE
VOYAGEUR AU BOUT DE LA NUIT
Comprenne qui voudra
SA MAIN FROIDE

Sa main froide dans la mienne j’ai couru, espérant nous perdre et y perdre ma chaleur. Riche de nuit je m’obstinais.
Détours qu’empruntent les morts aimés pour de leur coeur faire notre sentiment, vous n’êtes pas consignés. Détours dont on ne dénombre pas la multitude ni les signes.

in La Nuit talismanique qui brillait dans son cercle, René Char

« Je voyais plus haut maintenant que les nuages… là en plein ciel!… en plein azur!… la vision féérique… une main coupée je voyais… une main bien pâle sur des flocons… des coussins de nuages à reflet d’or… et qui saignait au goutte à goutte… une main pâle blanche et tout autour des nuées d’oiseaux… tout rouges… voletant jaillis de ces plaies même… les doigts tout scintillant d’étoiles… semés aux marges de l’espace… en longs voiles tendres… clairs et de grâce… berçant les Mondes… et vous effleure… et vos beaux yeux… câlinement… tout vous emporte… tout vogue aux rêves… tout abandonne… aux fêtes du Palais des Nuits… »

Guignol’s Band I, Céline

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